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06/04/2013

La question mapuche en Argentine

 

Peuples originaires Argentine.pngEn Argentine, vivent une trentaine de peuples appelés « peuples originaires », autrement dit descendant des civilisations précolombiennes. Ils représentent environ 600 000 personnes (recensement mené en 2004-2005 par l’Indec). Les Mapuches sont les plus nombreux d’entre eux, avec une population d’environ 114 000 personnes, dont les deux tiers vivent dans la province de Neuquèn.

Toutefois, les organisations indigènes estiment que ces chiffres sont inférieurs à la réalité, nombreux étant ceux choisissant de dissimuler leurs origines par peur d’être discriminés.

Du fait de leur nombre, les Mapuche constituent sans aucun doute le peuple originaire le plus connu ; c’est aussi un de ceux qui luttent le plus. Tout voyageur ayant traversé la Patagonie aura entendu parler des revendications mapuches, au cours de son périple.

 

Qui sont les Mapuches ?

Les Mapuches sont originaires du Chili, mais commencent dès le 15e s. à faire des incursions de l’autre côté de la Cordillère des Andes et à s’y installer peu à peu. Leur situation va connaître une dégradation significative avec le début de la conquête espagnole.

Mapuche 19e.jpg

Le tournant majeur a lieu à partir de la fin du 18e s. À cette époque, les « Argentins » prennent conscience des considérables richesses de la Patagonie. De nouvelles villes se créent où émigre une population d’origine européenne. Dans de nombreuses zones, les Mapuches se retrouvent exilés de leur territoire, et partent vivre dans les provinces de Cordoba, San Luis, Santa Fe et Buenos Aires. On parle alors de « mapuchizacion de la pampa ».

Malgré ces déplacements, c’est près de la Cordillère que vivent encore aujourd’hui le plus grand nombre de Mapuches.


Pourquoi existe-t-il une lutte mapuche ?

Comme dans le cas de tous les peuples originaires, les droits des Mapuches ont systématiquement été bafoués depuis l’arrivée des Espagnols en Amérique du Sud. Les terres où vivaient ces peuples ont été considérées par les colons européens comme des « terra nullius », des terres n’appartenant à personne. C’est ainsi que les Mapuches ont subi de nombreuses spoliations et expulsions, et ce, sans parler des milliers de morts de la campagne « Conquête du désert » menée par Roca entre 1879 et 1881.

Or près d’un siècle et demi après cette opération belliqueuse, qui permit à l’Argentine de dominer la Patagonie, les droits de la communauté Mapuche sont encore loin d’être réellement respectés.

drapeau mapuche.pngComme tous les peuples indigènes, les Mapuches sont extrêmement attachées à leurs terres ancestrales. Or les spoliations n’ont jamais cessé. Aujourd’hui, les luttes concernent des terres convoitées par les producteurs de soja, par l’industrie forestière, par des promoteurs immobiliers dans les régions touristiques (c’est notamment le cas à Bariloche), ou bien sûr par l’industrie minière et pétrolière.

Focus

Le 19 décembre 2012, Miguel Galuccio (YPF) et Ali Moshiri (Chevron) ont signé un accord évalué à 1 Md de dollars, pour que la compagnie américaine investisse dans l’exploitation d’hydrocarbures de schiste, dans la zone de Vaca muerta (Neuquen). Ce faisant YPF a cédé un territoire de 290 km2. L’accord prévoit qu’à terme Chevron pourrait creuser jusqu’à 2000 puits sur une surface totale de 600 km2. Les Mapuches ont aussitôt dénoncé cet accord, non seulement pour les problèmes fonciers qu’il représente, mais également pour tous les dommages qu’il ferait subir à l’environnement et aux populations implantées dans les zones concernées. Pour rappel, la technique d’exploitation des hydrocarbures de schiste, appelée en anglais « fracking », a été interdite dans plusieurs pays (France, Bulgarie ; moratoire en Angleterre).

La signature de l’accord est actuellement remise en question, du fait d’une décision de justice argentine imposant un gel des biens de Chevron, en lien avec un procès concernant des dégâts environnementaux en Équateur. Le ministre de l’énergie, Guillermo Coco, s’est empressé de dire que la situation serait rapidement débloquée en faveur de Chevron

 

Les institutions de lutte pour les droits des peuples originaires et les avancées constitutionnelles

Des progrès ont cependant été faits à partir de la fin des années 1990. En effet, les droits des peuples originaires ont commencé à être reconnus à partir de la réforme constitutionnelle de 1994 et de la ratification par l’Argentine de la convention n° 169 sur les peuples indigènes et tribaux de l’Organisation internationale du travail en 2000 (convention luttant contre la discrimination).

La réforme constitutionnelle reconnaissait notamment le droit de propriété des peuples originaires sur leurs terres ancestrales.

Toutefois, l’ensemble de ces réformes ne semble pas avoir de traduction claire, visible et systématique dans l’ensemble des provinces argentines.

Le site Pueblos originarios en America explique notamment que la plupart des terres « en litige » sont considérées comme des terres « fiscales »… autrement dit les gouvernements locaux ont seul le pouvoir de dire à qui elles reviennent. Et personne ne sera surpris de savoir qu’en cas de litige, les peuples autochtones sont presque toujours perdants. Comment lutter contre des millions de pesos, voire de dollars ?


Des droits humains et sociaux encore très fragiles

Pour lutter contre un système leur étant encore très souvent défavorable et faisant parfois preuve d’une extrême violence à leur égard, les peuples originaires se sont eux-mêmes organisés. La Confederación Mapuche del Neuquén a ainsi créé en 2009 l’Observatoire des droits humains des peuples indigènes, qui effectue un monitoring régulier sur les décisions de justice, ainsi que sur les évolutions constitutionnelles, concernant les peuples « originaires ».

Mapuche Bariloche.jpg

 

 

En savoir plus :

- Le blog de Leslie Cloud (EHESS) qui contient de très nombreuses infos sur les droits des populations autochtones d’Argentine

- Le projet de co-gestion mis en place à Bariloche et visant à donner une place aux Mapuche dans la prise de décisions concernant les aménagements du parc national Nahuel Huapi. « Actuellement, le blocage majeur provient du fait que les communautés ne peuvent pas, seules, faire face aux pressions économiques et au lobbying de grands groupes, sur des terres jugées économiquement exploitables. C’est ici que la gestion participative du territoire et les coopérations créées avec le parc national prennent sens. »

 

 

02/03/2013

Fonds vautour : ce n'est pas fini...

Même si  le retour de la frégate Liberté a été célébré en grandes pompes en décembre dernier, l’Argentine n’est toujours pas sortie des serres des vautours…

Les fonds NML et Aurelious ont effet porté l’affaire devant un tribunal new-yorkais qui se réunissait cette semaine, afin de déterminer si l’Argentine aurait ou non à rembourses ses créditeurs, et sous quelle forme.

fonds vautour, procès dette, marché de la dette, argentine, fonds NML, Amado Boudou, dette souveraine, banquerouteCe mercredi, le vice-président argentin Amadou Boudou accompagné du ministre de l’économie Hernan Lorenzino, sont allés défendre le dossier devant les juges. Et l’enjeu est de taille : parvenir à casser le jugement en première instance, qui fin novembre 2012, avait délibéré en faveur du remboursement de 1,3 md de dollars aux 2 fonds concernés.

L’argument de l’Argentine pour refuser le paiement se fonde sur un principe d’équité (« traitement égalitaire »).En 2005 et 2010, le pays avait proposé deux accords massifs d’échanges de dettes avec ses créanciers, pour mettre un point final à la banqueroute de 2001. Au cours de ces échanges, les créanciers avaient accepté des réductions de dettes, allant jusqu’à 75%. Mais NML et Aurelius ont toujours refusé d’entrer dans ces échanges, réclamant la totalité du paiement de la dette.

Point intéressant : l’Argentine est soutenue par le gouvernement américain qui estime que le procès intenté par les fonds NML et Aurelius va à l’encontre d’une restructuration ordonnée des dettes souveraines au niveau international.

Si les fonds obtenaient gain de cause –ce qui ne saura connu que dans plusieurs mois- ceci aura des conséquences extrêmement brutales. Et le fait que des acteurs financiers parviennent à obtenir des jugements contraires aux décisions de politique internationale n’est pas la moindre… Le club de Paris a-t-il encore un vrai pouvoir dans un tel contexte ?

L’Argentine a déjà fait savoir que si le tribunal new-yorkais venait à confirmer le jugement de première instance, elle refuserait de payer. Selon l’avocat représentant l’Argentine, donner raison aux fonds vautours, non seulement pourrait entraîner une nouvelle faillite du pays, et constituerait une jurisprudence dramatique par rapport aux pays pauvres, dont une grande partie de la dette est détenue par ses acteurs financiers.

De leur côté, les fonds impliqués estiment que l’Argentine est en mesure de payer la somme exigée.

Ce procès a déjà été appelé par le Financial Times « Procès du siècle » en matière de traitement de marché de dette. Les juges ont finalement intimé l’Argentine de proposer une solution aux fonds d’ici un mois.

 

>> Consulter le site de Jubilee, une ONG américaine qui milite en faveur des pays en développement, dans le traitement de la dette.

 

EDIT 6 avril 2013 > L'Argentine a proposé vendredi dernier, à NML et Aurelious des conditions de remboursement équivalentes à celles proposées à ses créditeurs en 2010, restant ainsi sur sa ligne de "traitement équitable". La réponse des fonds "vautours" devra être donnée avant le 22 avril.

28/02/2013

Peso contre dollar : sauve qui peut ?

Le dollar « blue » ($ au marché noir) a atteint ces dernières semaines un record historique de 1 pour près 8 pesos Argentins, tandis que le taux officiel se situe à 1 pour 5.

dollar blue, dollar officiel, argentine, dolar blue, inflation, spéculationLa méfiance des Argentins n’a cessé de se renforcer depuis les premières mesures de limitation des changes, mises en œuvre l’année dernière par le gouvernement Kirchner.

Résultat, le peso ne cesse de perdre de sa valeur, les Argentins cherchant à s’en débarrasser le plus rapidement possible, soit via la consommation, soit via la transformation en dollars.

Le marché parallèle du change peut se réjouir… Les transactions vont bon train !


.... Effet collatéral, l’inflation poursuit son envolée.

07/02/2013

La forêt primaire argentine ne cesse de reculer

30 %. C’est ce qui reste aujourd’hui de la forêt « originelle » en Argentine. Les 30 millions d’hectares de « bosques nativos » qui subsistent peuvent impressionner, mais il y a deux cents ans l’Argentine était encore un vrai poumon vert. Si le cas est moins connu et moins patent que celui du voisin Brésilien, qui déforeste allègrement en Amazonie, la situation de l’Argentine n’en reste pas moins alarmante. Greenpeace vient de faire paraître un rapport sur les forêts primaires qui pointe du doigt les bonnes… et surtout les mauvaises conduites !

 

régions forestières argentines.gif

La loi forestière de 2007

En Argentine, il a fallu attendre fin 2007 pour que soit votée une loi visant à encadrer et limiter les coupes sauvages saignant les forêts. Toutefois, la « ley de Bosques » s’est révélée peu efficace. Greenpeace souligne qu’entre fin 2007 et fin 2012, plus de 1,1 million d’hectares ont été abattus… soit 26 ha/heure pendant 5 ans. L’ONG internationale précise qu’il est impossible de savoir quel pourcentage de cet abattage s’est fait avec des autorisations administratives et quel pourcentage est le fait d’agissements illégaux. Les régions les plus touchées ont été celles de Santiago del Estero, Salta et Formosa.

Le rapport de Greenpeace salue toutefois quelques améliorations notamment dans les provinces du Chaco, de Misiones et San Luis.

Le bilan global de la loi reste malgré tout très négatif. Autre exemple frappant : la loi instaurait via son article 31 la mise en place d’un fonds national pour « l’enrichissement et la conservation » des forêts originelles. Les sommes investies dans ce fonds devaient représentaient au minimum 0,3 % du budget national. Ce financement devait être complété par un prélèvement de 2 % sur les exportations de produits primaires et secondaires provenant de l’agriculture, de l’élevage et du secteur forestier. Or en 2012, sur les 1,9 milliard de pesos qui auraient dû être versés, seuls 267 millions l’ont été !

 



Pourquoi déforeste-t-on en Argentine ?

L’industrie forestière argentine n’est pas la plus coupable… De fait, la déforestation en Argentine s’explique essentiellement par :

-       * La place considérable exigée par la culture du soja, véritable poumon économique depuis 10 ans. De nombreuses voix s’élèvent ainsi contre le remplacement des forêts primaires par du soja OGM… deux visions du monde s’affrontent ici.

-        * Le besoin de terres pour l’élevage est l’une des autres causes majeures de la déforestation.

-        * Enfin, l’industrie minière, avide d’explorations dans les zones de forêts primaires, est la 3e grande responsable de la disparition de la forêt primaire argentine.

 

déforestation, chacoLes conséquences de la déforestation

Outre des conséquences évidentes en matière de biodiversité et d’impact environnemental, la déforestation a un coût humain très important. Les conflits entre industries de l’agroalimentaire ou minières et les peuples originaires ou les communautés paysannes implantés depuis des siècles dans des zones forestières ne cessent de se multiplier.

Greenpeace précise que la déforestation dans des zones traditionnellement habitées ou utilisées par des communautés indigènes ou paysannes contrevient pourtant aux articles 19, 24 et 26 de la « ley de bosques ».

En Patagonie, ce sont notamment les Mapuche qui s’élèvent avec véhémence contre les coupes dévastatrices sur des terres considérées comme ancestrales (et ce des deux côtés de la Cordillère, les Mapuche chiliens étant également très concernés).


Dans le nord de l’Argentine, ce sont les communautés Wichí, Quom y Mocoví, habitant la province du Chaco, qui sont les plus touchées.

Même si l’urgence est manifeste, il semble que les intérêts économiques continuent pour l’heure de prévaloir…

 bosque andio patagonico.jpg

 

29/01/2013

Incidents au Parque Centenario entre la police et des opposants pacifistes

 

 Hier, une protestation pacifique autour du Parque Centenario s’est transformée en confrontation avec la police. Au moins 8 personnes ont ete arretées, et ce, de manière plus que musclée…

Le parque centenario est situé en plein coeur de Buenos Aires, dans le quartier d’Almagro. Le centre du parc qui comporte un petit lac artificial est entouré de grilles qui se ferment tous les soirs. Dans la partie exterieure, non grillagée, les habitants du quartier se reunissent pour boire des mates, faire du sport, participer à des murgas, et les fins de semaine, flaner au milieu des vendeurs ambulants, bien sur non officiels qui vendent un bric à brac leur permettant de gagner 3 sous. C’est un lieu populaire et plein de vie qui donnent l’opportunité à certaines personnes mal loties d’arrondir les fins de mois.

Or le gouvernement de la ville, dirigé par Mauricio Macri, menacait depuis plusieurs mois d’installer de nouvelles grilles pour bloquer l’accès a la partie libre du Parc, à des horaires prédeterminés. Vendeurs et voisinage se sont depuis mobilisés pour lutter contre cette mesure. 

Et hier, coup de theatre. A 5h du matin, des employés de la ville sont arrivés pour dresser peu à peu un mur provisoire en tole, tout autour du parc. Aussitot les opposants au projet se sont réunis dans la rue pour protester et ont dans la journée mis à terre la quasi totalité de cette nouvelle séparation.

A 20h, la manifestation se poursuivait pacifiquement tandis que les forces de police (police métropolitaine et forces d’”interventions complexes”) se mettaient en place. Malgré de nombreuses provocations verbales –l’Argentin est un amateur d’insultes-, l’ambiance restait globalement bon enfant. Puis à partir de 22h, des policiers visiblement tendus ont fini par s’en prendre à certains des manifestants. Les arrestations ont été résolument musclées, meme s’il est pour l’heure difficile de dire si des actes de violence ont étéexercés par les forces de police.

Dans un état de nerviosité extreme, les policiers ont une heure apres arreté de nouveaux manifestants, qui ont ete emmenés au Commissariat de Pompeya. L’organisation de défense des droits de l’homme Corripi annoncait sur son site que 8 personnes etaient retenues par les forces de l’ordre. 

Suite aux nouvelles arrestations, l’ambiance autour du parc a dégénéré, en particulier du fait de la présence de jeunes, sans lien avec la manifestation, qui ont attaqué les forces policieres avec des bouteilles et des pavés.

Ce nouvel incident impliquant la police argentine ne redorera sans doute pas le blason de ce corps, considéré le plus souvent comme corrompu et violent. Quant à la reputation de Macri, elle est une fois de plus confirmée : ordre et sécurité (brutale...), au détriment du dialogue et des libertés.

24/12/2012

Esprit de Noël, es-tu là ?

Chaude ambiance en Argentine à l’approche des fêtes, et ce n’est pas seulement le mercure qui atteint des records… (50° au soleil ce 24 décembre, oui-oui  50° !).

vandalisme bariloche.jpgUne vague de mises à sac dans des supermarchés a commencé ce jeudi à Bariloche, lieu de villégiature très apprécié en Patagonie. Depuis, elle s’est répandue dans la province de Santa Fe et de Buenos Aires, pour la plus grande joie des canaux de télévision « sensationnalistes » qui ne cessent de montrer en boucle des images de cohues cagoulées et armées de pierres s’enfuyant avec des téléviseurs LCD, des ordinateurs et autres appareils électroménagers de première nécessité…

Il faut bien le dire, ces images ont un côté inquiétant ; rapidement des voix ont fait la comparaison entre cet épisode de violence et les mises à sac de 2001, où la population frappée de plein fouet par l’effondrement argentin allait se ravitailler en nourriture dans les supermarchés.

Mais c’est là précisément la différence, si en 2001 c’est de la nourriture qu’on allait s’accaparer, en cette veille de Noël, c’est avant tout de l’électroménager. Voilà qui fleure bon les cadeaux sous le sapin…

Pour de nombreux commentateurs, cette flambée de violence (dont le bilan humain est de 2 morts) vise uniquement à déstabiliser le gouvernement Kirchner ; elle serait l’œuvre de groupes organisés et manipulés à des fins politiques.

Après le 8N, la bataille pas encore gagnée contre Clarin (le 7D n’a pas eu lieu !) et la marche syndicale du 19 décembre, il est en tout cas certain que le gouvernement de CFK traverse des heures difficiles.

Toutefois, ces images dont nous bombardent les journaux télévisés montrent une atmosphère très éloignée de la réalité. Il fallait se promener ce WE dans les rues de Buenos Aires pour voir que les Porteños ne rêvaient que d’une chose, profiter du soleil et des vacances de Noël…

L’esprit de Noël façon hémisphère Sud malgré tout semble bien là.

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Photo en haut : Saqueo en Bariloche (La Nacion)

Photo du bas : Recoleta 23 décembre 2012 (Isabelle Laumonier)