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02/11/2013

La loi des médias approuvée

C’est une des infos importantes de la semaine en Argentine. Alors que les élections législatives venaient d’ébranler le pouvoir en place, la « ley de medios » a finalement été approuvée par la Cour suprême de justice, à l’issue de 4 années de lutte acharnée entre le gouvernement et le groupe Clarin.

Ley de Medios Démocratie ©Isabelle Laumonier.JPG


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29/12/2012

Fin d'année animée !

L’année 2012 tire à sa fin… et ces dernières semaines en Argentine ont encore été l’occasion de nombreux rebondissements.

Expropriation de La Rural

En avril, l’expropriation d’YPF, la société pétrolière argentine qui avait été vendue à l’espagnole REPSOL sous l’ère Menem, avait fait couler beaucoup d’encre… Cristina Kirchner a remis le couvert en cette saison de fêtes.

la-rural palermo.JPGLe 20 décembre, le gouvernement annonçait l’expropriation de « La Rural », un centre d’exposition (connu essentiellement pour son salon de l’agriculture) situé en plein Palermo, l’un des quartiers chic de Buenos Aires. Pour de nombreux commentateurs, il s’agissait là pour le gouvernement de rappeler son pouvoir, alors qu’il venait d’essuyer un échec important avec le report de l’application de la loi des médias.

 Le gouvernement Kirchner a toujours été opposé aux très puissants lobbys agricoles argentins, qui n’ont pas manqué de protester vertement lors de l’annonce de l’expropriation.


Revers du gouvernement dans sa lutte contre le groupe Clarin

Le 7D (7 décembre) aurait dû être un jour de triomphe pour le gouvernement. Ce jour-là, devait voir la dissolution du « monopole » du groupe Clarin, propriétaire du quotidien Clarin mais aussi d’une véritable nébuleuse de médias.

 Groupe Clarin monopole.jpg

 

Le quotidien Clarin est le journal le plus populaire d’Argentine ; associé à la myriade d’autres journaux, de radios, de canal de télé qu’il possède, il se présente comme la voix de l’opposition au kirchnérisme.

Grâce à de nombreuses actions en justice et semble-t-il de forts appuis au sein du pouvoir judiciaire, le groupe Clarin est parvenu à faire reporter la loi.

L’opposition entre le gouvernement et le groupe Clarin n’a cessé d’enfler depuis 2008, date à laquelle les bonnes relations entretenues entre les Kirchner et Clarin ont soudain pris fin… pour une raison inconnue (les relations entre Hector Magnetto, co-propriétaire de Clarin et Nestor Kirchner étaient jusque là excellentes, les deux hommes ayant de nombreux tête-à-tête).

Aujourd’hui, c’est une véritable guerre verbale et judiciaire que se livrent et Ernestina Herrera de Noble, propriétaire majoritaire de Clarin.

Le quotidien Clarin est le journal le plus populaire d’Argentine ; associé à la myriade d’autres journaux, de radios, de canal de télé qu’il possède, il se présente comme la voix de l’opposition au kirchnérisme.

L’histoire de Clarin et ses relations avec le pouvoir sont particulièrement compliquées. Il est généralement reconnu que Clarin était très proche de la dictature. En 2002, les Grands-mères de la place de mai ont d’ailleurs porté plainte contre Herrera de Noble, en l’accusant d’avoir adopté des enfants de disparus (ce qui a été infirmé par des tests ADN, en octobre 2012).

 

La saga judiciaire Kirchner-Clarin se poursuivra en 2013… Qui aura le dernier mot ?

 

 

24/12/2012

Esprit de Noël, es-tu là ?

Chaude ambiance en Argentine à l’approche des fêtes, et ce n’est pas seulement le mercure qui atteint des records… (50° au soleil ce 24 décembre, oui-oui  50° !).

vandalisme bariloche.jpgUne vague de mises à sac dans des supermarchés a commencé ce jeudi à Bariloche, lieu de villégiature très apprécié en Patagonie. Depuis, elle s’est répandue dans la province de Santa Fe et de Buenos Aires, pour la plus grande joie des canaux de télévision « sensationnalistes » qui ne cessent de montrer en boucle des images de cohues cagoulées et armées de pierres s’enfuyant avec des téléviseurs LCD, des ordinateurs et autres appareils électroménagers de première nécessité…

Il faut bien le dire, ces images ont un côté inquiétant ; rapidement des voix ont fait la comparaison entre cet épisode de violence et les mises à sac de 2001, où la population frappée de plein fouet par l’effondrement argentin allait se ravitailler en nourriture dans les supermarchés.

Mais c’est là précisément la différence, si en 2001 c’est de la nourriture qu’on allait s’accaparer, en cette veille de Noël, c’est avant tout de l’électroménager. Voilà qui fleure bon les cadeaux sous le sapin…

Pour de nombreux commentateurs, cette flambée de violence (dont le bilan humain est de 2 morts) vise uniquement à déstabiliser le gouvernement Kirchner ; elle serait l’œuvre de groupes organisés et manipulés à des fins politiques.

Après le 8N, la bataille pas encore gagnée contre Clarin (le 7D n’a pas eu lieu !) et la marche syndicale du 19 décembre, il est en tout cas certain que le gouvernement de CFK traverse des heures difficiles.

Toutefois, ces images dont nous bombardent les journaux télévisés montrent une atmosphère très éloignée de la réalité. Il fallait se promener ce WE dans les rues de Buenos Aires pour voir que les Porteños ne rêvaient que d’une chose, profiter du soleil et des vacances de Noël…

L’esprit de Noël façon hémisphère Sud malgré tout semble bien là.

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Photo en haut : Saqueo en Bariloche (La Nacion)

Photo du bas : Recoleta 23 décembre 2012 (Isabelle Laumonier)