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12/05/2016

Focus sur Pedro Figari, icône de la peinture uruguayenne

Avec ses 3,5 millions d’habitants, l’Uruguay est un bien petit pays à l’échelle de l’Amérique latine. Vu d’Argentine, il est parfois vu comme une sorte d’annexe idéale pour les vacances à la plage. Mais l’Uruguay a bien plus à apporter que la seule Punta del Este ! Et si vous partiez pour Montevideo faire un peu de tourisme culturel ? L’Uruguay est la patrie de plusieurs peintres renommés, dont certains ont eu un retentissement majeur sur leur art. Découvrez avec nous l’un d’eux : Pedro Figari.

 

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Candombé par Pedro Figari

 


Larguez les amarres…

Envie de laisser pour un instant, pour un instant seulement, la fureur porteña ? A la recherche de la tranquillité sans pour autant vouloir quitter l’atmosphère urbaine, la meilleure option est à portée de croisière… Embarquez à bord du Francisco, et après 2h de traversée du Rio de la Plata, vous voilà à Montevideo, capitale de l’Uruguay. Outre les charmes des rues de la vieille ville, vous pourrez découvrir quelques intéressants musées, exposant des artistes uruguayens assez méconnus sous nos latitudes. Pedro Figari en fait partie.

Figari, l’avocat-peintre

La trajectoire de Figari est réellement hors-norme, de par sa vocation tardive. Ce n’est en effet qu’à partir de 1918 –il a alors 60 ans- qu’il se consacre à la peinture, après une vie entière dédiée à sa carrière d’avocat et d’homme politique (avec des incursions dans l’univers du journalisme et de l’enseignement). Pendant 10 ans, il a notamment occupé la charge de « Défenseur des Pauvres » et ainsi découvert des milieux sociaux qui inspireront plus tard nombreuses de ses peintures.

Lorsqu’il commence à peindre, Figari souhaite se détacher de l’art européen et créer un art plus typiquement latino-américain, tout en se réclamant de l’art moderne (on reconnaît notamment l’influence des Nabis Bonnard ou Vuillard dans ses peintures sans perspectives).

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Photo de Pedro Figari (source)

 

Le candombé porté à son sommet

C’est notamment grâce à ses peintures représentant des candombés que Figari est devenu célèbre. En effet, il témoigne ainsi des traditions des communautés noires d’Uruguay, jusque là quasi inexistantes dans les arts visuels. En recourant à un style naïf et coloré, typique de son œuvre, il représente les rassemblements autour de la musique candombé et de la danse, et les érige en véritable « monument artistique ».

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Candombé a la luz de un farol

 

 

Figari, l’autre peintre de la vie de gauchos

Si les toiles de candombés par Figari sont connues, on ignore plus souvent qu’il a également beaucoup chanté la gloire des gauchos et des paysages rioplatenses. Des chevaux qui avancent doucement sous la lune, des ombus offrant repos et abri à des gauchos, des charrettes avançant dans la plaine, des lavandières au travail… Figari s’impose comme l’un des chantres de la vie « gauchesca ».

 

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Carreta par Pedro Figari

 

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Bajo el ombu - Pedro Figari

 

Que ce soit via ses candombés ou ses paysages et portraits du Rio de la Plata, Pedro Figari est parvenu à créer une mémoire collective uruguayenne à l’esthétique singulière et émouvante.

 

 

 

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