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29/12/2011

Buenos Aires : nouveau temple du street art !

A Buenos Aires, les murs parlent. Mieux, ils crient, ils gémissent, ils dénoncent, ils chantent les louanges, ils vitupèrent, ils illuminent, répandent leur poésie comme des fleuves intarrissables.
Graffitis, tags, fresques sont partout dans la ville, tellement présents qu’il arrive qu’on y prête plus attention. Parfois gribouillages chaotiques, proches du vandalisme, et parfois œuvres à part entière, du street art à l’état pur.

Les graffitis à « messages » ont connu leur envol après la crise de 2001. Les murs exprimaient alors la colère, le cynisme, l’incompréhension, le désir de vent nouveau. Si aujourd’hui, les messages politiques sont encore légion (combien de « Cristina » peints sur les murs, combien de slogans péronistes ou kirchnéristes ? combien de graffitis consacrés aux Malouines, « Malvinas argentinas ! » ?), on trouve aussi de nombreux aphorismes, des pensées du quotidien, des références au foot (Boca Juniors!), des blagues ou encore des messages strictement personnels !

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Le site « Grafiti – escritos en la calle » en recense un nombre incalculable, consultable par catégorie. Chaque graffiti est localisé géographiquement, permettant de le retrouver, si tant est qu’il n’ait pas été effacé. Qu’y-a-il de plus éphémère qu’un tag ou un graffiti ? Si l’on grattait sous la couche apparente de bombe ou de stencil, on trouverait un message, puis un autre….Le mur tel un  palimpseste !

 

 



Mais à côté des «écrits de la rue » fleurissent également quantité de caricatures, peintures, fresques, ce street art qui est désormais très prisé des galeries et musées d’art contemporain. Pour tout fanatique de street art, Buenos Aires est devenu incontournable. En déambulant dans la ville, quel que soit le quartier, on peut se retrouver pris dans un univers singulier, celui de l’artiste qui a pris possession d’un mur dont il a fait sa toile.

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Parmi les artistes connus à Buenos Aires, on peut citer Jaz, Aire, Poeta. Le site Fatcap en établit une liste assez complète.

Compte-tenu de l’engouement pour le street art, de nouvelles offres commerciales sont apparues, soit à travers des visites touristiques sous l’angle du street art, soit à travers la mise en relation d’artistes avec des entreprises ou des particuliers pour leur vendre des œuvres (http://graffitimundo.com/).

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Vous voulez connaître un peu mieux les pensées et l'âme de Buenos Aires ? Chaussez-vous de manière confortable et partez à l’assaut des rues porteñas...Les murs vous en diront beaucoup !

 

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Photos de l'article : Isabelle Laumonier




28/12/2011

Cristina Kirchner bientôt opérée d'un cancer de la thyroïde

C'est la nouvelle qui sera sans doute la plus commentée en cette semaine d'entre-fêtes.

CFK, Cristina Kirchner, cancer de la thyroïde

La Casa rosada a fait savoir que la présidente argentine serait opérée le 4 janvier d'un cancer de la thyroïde. Aucun métastase n'ont été détectés, et les pronostics sont très favorables, ce type de cancer présentant un très bon taux de guérison.

Après son opération, Cristina Fernandez de Kirchner s'accordera une période de convalescence de 20 jours. C'est le vice-président Amado Boudou qui assurera l'intérim.


> Plus d'info sur la Nacion et Pagina 12

 

edit 7 janvier 2012 : suite à l'opération, un porte-parole de CFK a fait savoir que les cellules incriminées n'étaient finalement pas cancéreuses... voir l'article du NYT "Cancer diagnosis was wrong"

26/12/2011

Le soja en Argentine : turbo économique… mais à quel prix ?

S’il est bien connu que l’Argentine est un pays dont l’économie est en partie tirée par la puissance de son secteur agricole (incluant l’élevage) , on imagine le plus souvent d’immenses étendues de terre où paissent tranquillement des vaches.

Pourtant, si la viande bovine reste effectivement un produit d’exportations de première importance, ces dernières années c’est le soja qui est devenu la priorité du secteur agricole.

Les surfaces cultivées avec du soja représentent aujourd’hui environ 18 millions d’hectares (soit plsu de 50% de l’ensemble des terres cultivées). Les provinces où la culture d’oléagineux est la plus développée sont : Buenos Aires, Cordoba, Santa Fe, Entre Rios et la Pampa.

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Champ de soja à Corboba (Source)



Le ministère de l’agriculture a récemment confirmé que ses prévisions pour la campagne 2011-2012 étaient de 19 millions d’hectares de terres dédiées à la culture du soja, et ce malgré un niveau de pluviométrie peu satisfaisant au cours des derniers mois.

En 2011, d’après les chiffres de l’INDEC, institut des statistiques argentines, les exportations liées au soja représentent 19 milliards de dollars, soit 25% du montant global des exportations, c’est dire tous les enjeux portés par la culture de ces oléagineux (source : tableau des exportations de l’INDEC. Dans le tableau, les lignes qui concernent le soja sont les lignes 9, 13, et 19). Parmi les plus grands importateurs de soja argentins, les deux géants asiatiques : Chine et Inde.

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Si la culture du soja s'est aujourd'hui particulièrement intensifiée, c'est que cet oléagineux possède de nombreux usages :
- l’énergie : le soja est un agrocarburant
- l’alimentaiton humaine (huile de soja, lait de soja, tofu, etc.) ;
- l'alimentation animale (tourteaux de soja avec haute teneur en protéines)



La question de la culture massive du soja en Argentine appelle bien sûr un autre sujet, celui des OGM. Car le soja planté ici est transgénique. L’Argentine se positionne d'ailleurs juste derrière les Etats-Unis, comme 2e pays plus gros producteur d’OGM destinés au commerce.

Quant à l’entreprise qui a implanté le soja transgénique en Argentine, pas de surprise, il s'agit de l’incontournable Monsanto. Toutefois, ne disposant pas d'un brevet valide sur le territoire argentin, la multinationale américaine ne bénéficie pas des énormes gains engrangés par l'industrie du soja argentine (Monsanto a intenté plusieurs procés à l'Argentine à ce sujet; pour plus d'infos, cliquer ici + commentaires) 

En 2006, un article édifiant du Monde diplomatique faisait le bilan du développement du soja transgénique : si la réussite économique est bien au rendez-vous, et à quel point, les conséquences sanitaires et écologiques sont dramatiques.
(Lire l’article « Argentine, un cas d’école »)

 

Et les critiques ou scandales liés au soja ne semblent pas prêts de s'arrêter.

Il y a un peu plus d'un mois, la section danoise de Greenpeace a dénoncé avec vigueur la culture du soja transgénique en Argentine, créant un incident diplomatique entre les deux pays.

Plus récemment encore, ce lundi 26 décembre, le quotidien Pagina 12 rapportait un nouveau scandale lié à la culture du soja. Dans la ville de Esteban Echevarria, située à 30 minutes de Buenos Aires, la société immobilière Creaurban S.A. (qui utilise une partie de ses terrains pour la culture du soja) a répandu du Glisofato, un puissant herbicide, sur un terrain situé à l’orée d’un quartier résidentiel (propriété de la même Creaurban S.A…. scrupules, vous avez dit scrupules ?).

S’en sont suivies une invasion de cafards, ainsi que des réactions dermatologiques quasi-immédiates chez certains habitants du quartier. Faut-il préciser que l’utilisation de cet herbicide est interdite proche des zones habitées ?

Quant à l’entreprise Creaurban S.A., a-t-elle vraiment du souci à faire ? Elle est directement liée à Mauricio Macri, actuel gouverneur de Buenos Aires.
Ethique et pouvoir….


21/12/2011

Le "Industria argentina", modèle possible pour le "made in France" ?

Alors qu’en France, les candidats à la présidentielle se sont trouvé comme cheval de bataille, le "made in France", qui permettrait de relancer l’industrie locale, peut-être vont-ils prochainement se pencher sur les méthodes argentines, qui en matière de protectionnisme est loin d’être la première venue!

Ici le label "Industria argentina" est omniprésent, et généralement tout ce qui est "made in… elsewhere" est aussitôt beaucoup plus cher. De fait, les barrières à l’entrée sont en Argentine très importantes, avec un système de taxation qui aussitôt rend les produits étrangers très peu compétitifs ; de plus l’Argentine a mis en place des mesures visant à freiner les importations (en ralentissant considérablement l’autorisation des licences). En 2009, un rapport de l’UE classait d’ailleurs l’Argentine, comme le 2e pays le plus protectionniste du monde (derrière la Russie).

barrière blanche.jpg
Un état de fait, qui non seulement concernait l’UE mais également les voisins directs de l’Argentine, tels que le Brésil, dont l’Argentine surveille sans aucun doute l’expansion économique. Début décembre 2011, le vice-président uruguayen, Danilo Astori, critiquait d’ailleurs les politiques protectionnistes de l’Argentine et du Brésil.

Selon lui, le Mercosur, le marché économique sud-américain, traverserait l’un de ses pires moments. Une déclaration, qui ne manquera pas de faire grincer des dents, au moment où les pays d’Amérique latine viennent de lancer une nouvelle organisation, la CELAC, dont l’un des buts affichés est, aux côtés du Mercosur, de renforcer l’intégration commerciale en Amérique latine.

Suite à sa réélection en octobre dernier, Crisitina Fernandez de Kirchner a par ailleurs mis en place un Secrétariat du commerce extérieur, rattaché au ministère de l’Economie, et dirigé par Beatriz Paglieri. Cette nouvelle instance a aussi été présentée dans les médias comme un nouvel acteur visant à renforcer le protectionnisme argentin.

Parmi les entreprises ayant dû s’adapter aux mesures argentines, on peut citer Blackberry, qui s’est trouvé à obliger à produire sur le territoire argentin, pour parvenir à vendre ses téléphones à des prix compétitifs. Et en effet, rien de tel que de bonnes barrières à l’importation, pour forcer les entreprises étrangères à produire sur le territoire où elles veulent vendre !

Sans aucun doute, Cristina Kirchner se ferait un plaisir de conseiller le futur président français sur les mesures à mettre en œuvre pour développer le « made in France » !


Plus d’informations sur le protectionnisme argentin :
> L'Argentine importe des Porsche contre des exportations de vin
> Rapport 2009 de l'UE
> article de Pagina 12 "Se freno la invasion", en date du 22 décembre



19/12/2011

La CELAC bientôt plus forte que l’UE ?


Le sigle CELAC n’est sans doute pas aussi connu que l’UE… Pourtant se cache derrière une communauté économique dont le pouvoir croît de façon permanente, tiré avant tout par un moteur rugissant : le Brésil. Tandis que l’Union Européenne est fortement ébranlée par la crise internationale, la CELAC peut-elle profiter des faiblesses des puissances occidentales pour renforcer son pouvoir sur la scène internationale et devenir un pôle économique majeur ?

celac.jpgLa CELAC est la communauté des Etats latino-américains et caribéens. Ce groupe a été fondée en février 2010, lors d’une réunion des gouvernants des pays latino-américains, à Playa del Carmen au Mexique. L’objectif principal de la CELAC est d’accélérer l’intégration économique des pays latino-américains et caribéens, mais également de renforcer la coopération politique entre ses différents membres.

CHIFFRE : le commerce interrégional dans la zone CELAC ne représente que 16% des échanges commerciaux des pays de la zone. Autrement, les pays de la CELAC réalisent plus des 4/5e de leur import/ export avec des pays non latino-américains (avant tout avec les Etats-Unis).

Les trois grandes puissances économiques de la CELAC sont le Brésil, le Mexique et l’Argentine ; toutefois sur le terrain politique, d’autres voix se font entendre avec vigueur, c’est notamment le cas de Hugo Chavez (Venezuela) et de Evo Morales (Bolivie).

Le premier sommet de la CELAC s’est tenu les 2 et 3 décembre derniers à Caracas (Venezuela). A l’ordre du jour, un sujet forcément d’actualité : comment la Communauté des Etats latino-américains et caribéens peut-elle affronter la crise économique mondiale ?

En 2010, le taux de croissance moyen sur la zone CELAC était de 4,9%, une performance qui doit faire briller d’envie les yeux européens et nord-américains. Toutefois, si la région résiste bien à la crise économique mondiale, elle doit faire face à une baisse des exportations, et une diminution sensible des flux de capitaux.

C’est pourquoi les gouvernants de la zone ALC ont insisté lors du sommet sur une nécessaire solidarité, permettant de faire front avec plus de poids. Le président colombien, Santos, a pour sa part affirmé : "Ce siècle pourrait être celui de l’Amérique latine si nous jouons bien nos cartes".

Cette opinion a été partagée par Cristina Kirchner pour qui les pays d’Amérique latine ont aujourd’hui « une opportunité historique de [se] convertir en acteurs majeurs du XXIe siècle ».
(Pagina 12, 3 décembre)



  • 1. La CELAC et la crise économique mondiale


Pour certains dirigeants latino-américain, tels qu’Hugo Chavez ou Evo Morales, la crise économique mondiale est le signe patent de l’échec du capitalisme. L’Amérique latine doit ainsi, à leurs yeux, être pionnière dans l’édification d’une nouvelle voie. C’est notamment ce qu’a affirmé le président bolivien : "Il faut asseoir les bases d’un nouveau modèle, le socialisme, le néosocialisme, le “bien vivre”, le socialisme du 21e siècle, peu importe le nom qu’on lui attribue".

Pour pouvoir quoi qu’il en soit affronter la crise, la CELAC compte s’appuyer sur plusieurs dispositifs. Au cours du Sommet de Caracas, les dirigeants des pays latino-américains ont notamment convenu de la mise en place de nouveaux outils au sein de l’UNASUR.

Parmi les mesures à développer pour lutter contre la crise : la création d’un fonds de réserve, la dédollarisation du commerce interrégional, la protection des monnaies victimes d’attaques spéculatives (un sujet qui touche particulièrement le peso argentin).

De plus, le projet de Banco del Sur a été remis à l’ordre du jour. La Banque du Sud est une banque régionale de développement portée sur les fonds baptismaux en 2007, mais jamais mise en œuvre de manière effective. Les pays à l’intiative du projet sont l’Argentine, la Bolivie, le Venezuela et l’Equateur. Si l’Uruguay apportait prochainement son appui financier comme cela a été évoqué à Caracas, la Banque du Sud pourrait enfin devenir réalité.
 
Nota bene : la Banque du Sud se veut une alternative au FMI et à la Banque Interaméricaine de développement (BID), qui représentent pour les pays fondateurs de Banco del Sur, les bras financiers du capitalisme international dans la région.

Enfin, à l’occasion du sommet de la CELAC, Dilma Roussef, présidente du Brésil et Cristina Kirchner ont annoncé la création du Mécanisme d’Intégration Productif (MIP), dont l’objectif est d’approfondir les relations commerciales entre les deux pays. L’ambassadeur argentin au Brésil soulignait ainsi : "Quand le Brésil croît, l’Argentine croît" (Pagina 12, 3 décembre)


  • 2. Les sujets politiques évoqués lors du sommet de la CELAC


Plusieurs sujets sensibles ayant trait à la coopération d’ordre politique ont été également évoqués à Caracas :

-    CFK est revenue sur le sujet des îles Malouines (Malvinas), qu’elle a présentées comme "dernière enclave coloniale du monde". Le conflit diplomatique entre Argentine et Royaume-Uni autour des Malouines/ Falklands ne semble pas prêt de s’achever. Cristina Kirchner est soutenu par la CELAC dans ses revendications. Un incident diplomatique entre Uruguay et Royaume-Uni au sujet des Iles Malouines vient d'ailleurs d'avoir lieu, l'Uruguay refusant que des bateaux de pavillon "Falklands" entrent dans ses ports.

-    La lutte contre le narcotrafic a également tenu le haut de l’affiche, sujet qui tient particulièrement à cœur à Santos, le président colombien.

-    Le très délicat dossier de l’accès de la Bolivie à la mer, dossier porté à bout de bras par Evo Morales, président bolivien, qui compte bien se faire entendre par son homologue chilien, Sebastian Piñera. Pour rappel, la Bolivie a perdu son accès à la mer en 1883, suite à la Guerre du Pacifique qui l’opposa au Chili. Un traité d’amitié de 1904 validait de manière définitive les nouvelles frontières péruviennes et chiliennes. Le Pérou, allié à la Bolivie perdit également une partie de son territoire lors de cette guerre.


Avec la naissance de la CELAC, les pays d’Amérique latine et Caraïbe marquent leur volonté de ne plus dépendre des Etats-Unis, comme c'était le cas au sein de l'Organisation des Etats Américains (OEA). 

Reste à voir si ce nouvel organisme va peu à peu s'imposer sur la scène mondiale ou se transformer en coquille vide.

**

 

Quelques données économiques de la CELAC
population : environ 600 millions d’habitants
taux de croissance du PIB en 2010 : 4,9 %
taux de pauvreté : 32 %



Pour plus d'infos :
> Le monde : L'Amérique latine sans tutelles
> RFI : Naissance de la CELAC
> Un site très complet d’informations (en français) sur les pays de l’UNASUR : http://www.unasur.fr/

16/12/2011

Subventions gouvernementales en baisse : adios subsidios ?

Dans l’article « Coût de la vie en Argentine », nous avions signalé les prix très bas de certains services publics (électricité, gaz, eau, et transport), du fait des subventions très élevées accordées par le gouvernement.

Cette situation est toutefois en train d’évoluer. En ce qui concerne électricité, eau et gaz, certains quartiers considérés comme les plus riches de la capitale (Puerto Madero, Barrio Parque, Recoleta) tout comme les quartiers privés et les countries (nom donné aux zones résidentielles fortunées en dehors du centre ville), n’auront désormais plus accès aux largesses gouvernementales. Certaines tours résidentielles de Palermo sont également visées par cette mesure.

Dans d’autres zones (Belgrano, Nuñez, etc), les habitants sont appelés à se déclarer volontaires pour la perte de la subvention.

 

Billetes-Pesos.jpgPar ailleurs, certaines grandes entreprises qui touchaient ces subventions (conséquence de 2001 : pour relancer l’industrie argentine, l’Etat a apporté un soutien massif aux entreprises), en seront désormais privées, entre autres les entreprises de l’industrie agrochimique, du gaz, du biodiesel, les entreprises minières et pétrolières.

 

Une des grandes questions qui se pose aujourd’hui est de savoir si l’Etat doit réduire ses subventions en direction des entreprises de transport. Aujourd’hui circuler dans Buenos Aires ne vaut rien (entre 1,10 pesos le trajet en métro et 1,25 pesos le trajet en bus), car l’Etat soutient de manière massive les entreprises privées en charge de ces services. Cette situation profite à tous, car le niveau de vie moyen argentin reste assez faible. Or, autant la suspension des subventions à des particuliers ou secteurs de l’économie aux revenus très élevés est peu contestée, autant la plupart des 13 millions de porteños voient d’un très mauvais œil la hausse des prix de leur moyen de transport.

Comment Cristina Kirchner et Amado Boudou vont poursuivre leur coupe de subventions est donc une question à suivre de près.

Une chose est sûre ; l’Etat argentin doit commencer à limiter ses dépenses, qui ont joué un rôle important dans l’inflation constante depuis quelques années, sans pour autant rogner sur le pouvoir d’achat des habitants. Dur défi à relever !