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16/12/2011

Subventions gouvernementales en baisse : adios subsidios ?

Dans l’article « Coût de la vie en Argentine », nous avions signalé les prix très bas de certains services publics (électricité, gaz, eau, et transport), du fait des subventions très élevées accordées par le gouvernement.

Cette situation est toutefois en train d’évoluer. En ce qui concerne électricité, eau et gaz, certains quartiers considérés comme les plus riches de la capitale (Puerto Madero, Barrio Parque, Recoleta) tout comme les quartiers privés et les countries (nom donné aux zones résidentielles fortunées en dehors du centre ville), n’auront désormais plus accès aux largesses gouvernementales. Certaines tours résidentielles de Palermo sont également visées par cette mesure.

Dans d’autres zones (Belgrano, Nuñez, etc), les habitants sont appelés à se déclarer volontaires pour la perte de la subvention.

 

Billetes-Pesos.jpgPar ailleurs, certaines grandes entreprises qui touchaient ces subventions (conséquence de 2001 : pour relancer l’industrie argentine, l’Etat a apporté un soutien massif aux entreprises), en seront désormais privées, entre autres les entreprises de l’industrie agrochimique, du gaz, du biodiesel, les entreprises minières et pétrolières.

 

Une des grandes questions qui se pose aujourd’hui est de savoir si l’Etat doit réduire ses subventions en direction des entreprises de transport. Aujourd’hui circuler dans Buenos Aires ne vaut rien (entre 1,10 pesos le trajet en métro et 1,25 pesos le trajet en bus), car l’Etat soutient de manière massive les entreprises privées en charge de ces services. Cette situation profite à tous, car le niveau de vie moyen argentin reste assez faible. Or, autant la suspension des subventions à des particuliers ou secteurs de l’économie aux revenus très élevés est peu contestée, autant la plupart des 13 millions de porteños voient d’un très mauvais œil la hausse des prix de leur moyen de transport.

Comment Cristina Kirchner et Amado Boudou vont poursuivre leur coupe de subventions est donc une question à suivre de près.

Une chose est sûre ; l’Etat argentin doit commencer à limiter ses dépenses, qui ont joué un rôle important dans l’inflation constante depuis quelques années, sans pour autant rogner sur le pouvoir d’achat des habitants. Dur défi à relever !

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