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19/04/2014

Inflation en Argentine sur le premier trimestre 2014

Cette semaine, l’INDEC –institut national des statistiques- a rendu publique son estimation du niveau d’inflation sur le mois de mars. Selon ses chiffres, l’inflation aurait légèrement régressé par rapport à janvier et février, pour s’établir à 2,6%. L’inflation trimestrielle atteindrait ainsi 10%. Lors de la présentation de ses résultats, le ministre de l'Economie, Axel Kicillof, a notamment souligné l’impact positif qu’aurait la campagne gouvernementale Precios Cuidados.

Inflation en baisse en Argentine.jpg

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28/02/2013

Coût de la vie en Argentine en 2013

Début 2013, l’INDEC publiait son rapport sur les prix à la consommation en décembre 2012. Il en ressortait que l’inflation sur un an s’établissait à 10,8 %... Qui l’eut cru ? Les experts privés, une fois n’est pas coutume, présentaient une toute autre vision de l’augmentation des prix. L’inflation 2012 en Argentine aurait tourné selon eux autour de 25%.

Dans la rue, l’opinion se range systématiquement du côté des experts privés, tant l’augmentation des prix est visible au quotidien. Dernière augmentation prévue qui devrait toucher massivement les Porteños : le prix du métro qui est déjà passé en 2012, de 1,25 à 2,50 pesos (rien que ça…) devrait prochainement atteindre 3,5 pesos

Le gouvernement tente de faire face à cette flambée des prix en faisant pression notamment sur les acteurs de la grande consommation. Il y a trois semaines un accord a été passé avec les grandes surfaces, les supermarchés chinois, ainsi que les chaînes d’électroménager pour la « congélation des prix ».

Selon une enquête de Pagina 12 publiée cette semaine, les prix seraient effectivement restés assez stables depuis début février…

 

Prions Benoît XVI que ça dure !
(en Argentine, le mauvais esprit ne tue pas ;-)

17/08/2012

Chômage en Argentine : tout est sous contrôle ?

L’Indec, le fameux institut des statistiques argentin, annonce que le taux de chômage à la fin du 1er trimestre 2012 se situe à 7,1%. Les données ne sont pas encore disponibles pour la période avril-juin.

Quand l’on sait que l’Indec évalue généralement à environ 9 % l’inflation par an, quand elle est de constatation publique, proche de 25 %, on peut se demander quelle est la réelle situation du « désemploi ».

clasificados.jpgLa difficulté principale pour mesurer le chômage provient du fait que le marché du travail argentin se caractérise par un pourcentage très élevé de travail au noir, estimé à environ 35 % par l’Indec (mais le chiffre le plus couramment repris évoque 50 % de travail non déclaré). La méthodologie de l’Indec s’appuie donc sur des enquêtes, dites enquêtes de foyers.

La plupart des journaux s’accordent à dire que si le niveau de chômage a pu, de fait, se maintenir à un taux réellement bas jusqu’à fin mars 2012, la situation depuis s’est détériorée. Les employeurs sont en particulier confrontés à la question de la forte inflation qui entraîne dans sa foulée des hausses de salaires importantes (mécanisme institutionnalisé ici).

De plus, la situation économique particulièrement confuse, liée aux freins aux importations, aux problèmes de devises, commence à peser significativement dans le comportement des acteurs économiques, qui rechignent de plus en plus à créer de l’emploi stable.

Les prochains chiffres officiels de l’Indec sont à surveiller de près. Il faudra peut-être y rajouter 2 à 3 points pour être proches de la réalité… Et prendre en compte la forte instabilité et précarité du marché du travail actuel.

Toutefois, si l’on compare la situation actuelle en Europe, il n’est pas étonnant que les Espagnols ou les Argentins installés en Espagne depuis 2001, préfèrent tenter leur chance de ce côté-ci de l’Atlantique. Le mouvement entamé dès 2010 ne s’est toujours pas interrompu. « Se dio vuelta la tortilla »…

22/05/2012

Revue de presse "Argentine"

A noter dans l’actualité de la semaine dernière :

  • ·         Le voyage de Cristina Kirchner en Angola

·         Kirchner dos santos.jpgL’Argentine et le continent africain n’ont que des liens très ténus. Toutefois, depuis quelques années, l’Argentine suivant l’exemple des grands émergents (Brésil, Chine, Inde, Russie) s’intéresse de près à l’Afrique, continent avec lequel elle souhaite développer des liens économiques. La visite de Cristina Kirchner à Luanda s’explique essentiellement par la question énergétique. L’Angola est au coude à coude avec le Nigeria, comme 1er pays producteur de pétrole en Afrique. Or, l’ « affaire YPF » l’ayant montré récemment, l’Argentine a un besoin important d’énergie fossile. 400 hommes d’affaires argentins étaient par ailleurs du voyage… L’Argentine semble-t-il compte bien exporter sa viande, ses vins, ses céréales et son miel à l’Angola. Pétrole contre nourriture… la version argentine !

·         Toutefois, le président angolais Dos Santos a de son côté surtout fait valoir les échanges culturels et éducatifs qui découleraient des accords issus de cette visite (quelle vision bucolique…) - photo AFP

 

  • ·         La désaccélération avouée de l’économie argentine

·         L’institut des statistiques argentin, le fameux INDEC, a admis que l’économie argentine avait connu en mars son plus faible taux de croissance depuis 2009. A 4%, un taux que les pays développés souhaiteraient toutefois connaître, l’Argentine est donc confronté à un ralentissement économique…  Cette réalité est notamment constatée dans les supermarchés et les centres commerciaux où les ventes ont nettement baissé. Les freins majeurs à l’importation sont une autre cause de ce ralentissement de la croissance argentine au cours du 1er semestre 2012.

 

  • ·         La foire ArteBA fait un carton à Buenos Aires 

       Depuis le 18 mai se tient au Parc des Expositions de Buenos Aires (la Rural), la grande feria d’art contemporain ArteBA. Ce WE, les Porteños s’y bousculaient malgré le prix élevé d’entrée (50 pesos).  A scruter et découvrir, de nombreuses peintures, installations, et sculptures d’artistes latino (essentiellement argentins). Parmi les grands noms présents, Julio Le Parc, Antonio Ségui ou encore Eugenio Cutica.

Julio Le Parc - ArteBA.JPG

Antonio Segui - ArteBA.JPG

Tête en résine d'Eugenio Cuttica - ArteBA.JPG

Epis de blé d'Eugenio Cuttica - ArteBA.JPG

Photos : Isabelle Laumonier

 

 

 

 

18/01/2012

Inflation 2011 en Argentine

On l’attendait, l’Indec l’a fait. L’institut de statistiques argentin vient de publier le taux d’inflation 2011. Selon cet institut, la hausse des prix aurait été en 2011 de 9,5 %, un taux que les observateurs qualifieront d’étrangement bas… Non pas qu’il soit en bas en valeur absolue, mais que la réalité semble toute autre. Et de s’interroger : quand les statistiques officielles reflèteront-elles enfin ce que chacun peut constater chaque jour ? Le consommateur, lui, pensera surtout : quand les prix arrêteront-ils enfin de grimper ?


Billetes-Pesos.jpgCela fait désormais près de 8 ans que les prix ne cessent de s’emballer. Si l’Indec annonce presque chaque année un taux d’inflation inférieur à 10%, de nombreux organismes qui évaluent l’inflation argentine l’estime entre 20 et 30% par an.

En octobre dernier, le FMI en la personne de Christine Lagarde avait d’ailleurs tapé du poing sur la table, et annonçait qu’il ne reconnaissait pas la validité des perspectives de croissance économiques argentines, telles que présentées par le gouvernement de Cristina Kirchner, et ce en raison de l’inflation dissimulée.

L’inflation en Argentine est à ce point un sujet récurrent de discussion qu’il existe un site web éponyme ! Sur la page http://www.tasadeinflacion.com.ar, on est ainsi régulièrement informé de l’état de l’inflation, ce phénomène que d’aucuns appelleraient un fléau. Une autre page baptisée inflation réelle, http://www.inflacionverdadera.com/, contrebalance les statistiques officielles.

Le sujet de l’inflation est tout à fait sérieux, toutefois il est permis de rire lorsque l’on lit dans le Pagina 12 du 14 janvier la phrase suivante : « En décembre [2011], selon l’Indec, les biens qui ont le plus augmenté sont la carotte, la laitue, et le taxi » ! Imaginons la scène chez le primeur : « Vous me donnerez 1 kilo de carottes, deux laitues, et 400 g de taxi » ;-)
De fait, nous l’avions signalé sur ce blog, les prix du taxi à Buenos Aires ont augmenté en fin d’année de 26%. Excusez du peu.

Mais c’était là sans compter sur une autre sympathique augmentation, celle du métro, qui a eu lieu il y a quelques jours de cela. Avec le transfert de la gestion du Subte, du gouvernement national au gouvernement local (de Macri), le prix est passé du jour au lendemain de 1,10 peso à 2,50 pesos. Taux d’inflation de 127%, qui dit mieux ? Bien qu’effectivement le prix des transports publics semblât de plus en plus déconnecté des niveaux de prix pratiqués dans les autres secteurs de l’économie, cette augmentation brutale a eu une répercussion immédiate : les métros se sont vidés et les organisations politiques, sociales et syndicales ont annoncé à Macri un véritable bras de fer (dont on peut toutefois penser qu’il sera perdu, la justice ayant déjà fait savoir qu’elle soutenait le gouvernement de Buenos Aires).

Une chose est certaine, l’inflation ronge toujours plus le pouvoir d’achat de la classe moyenne argentine, à tel point qu'on peut se demander si elle n'est pas en voie d'extinction.