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05/04/2016

Et au milieu des Panama Papers, Macri

Alors voilà, Macri figure dans les Panama Papers. Ca fait tâche, surtout quand les dirigeants en poste que l’on côtoie au sein de ces petits papiers, sont le roi d’Arabie Saoudite, le président ukrainien, le président des Emirats Arabes Unis, l’ancien président du Soudan… bref, autant de dirigeants de pays peu connus pour leur démocratie, leur respect des droits de l’homme, et la redistribution de leurs richesses (notion qui, il est vrai, semble devenir de plus en plus rare). Seul le premier ministre islandais pouvait faire figure de personne « présentable » dans cette liste, mais il se trouve qu’il a dès hier démissionné.

Macri Panama Papers.pngMacri Panama Papers 2.png
Source illustration : ICIJ

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14/10/2014

La parabole de l'Argentine

Je partage avec vous un article de The Economist exhumé des notes que je conserve pour le blog. Cet article est sur certains points très juste, mais également totalement biaisé par une vision très libérale… et anglaise. Tout ce qu’un journal anglais écrit de l’Argentine, et d’autant plus quand il écrit pour The Economist, est toujours à prendre avec des pincettes. Certaines formules radicales, tout comme certains clichés, vous feront peut-être franchement rire (jaune ?), d’autres rappellent à l’inverse des vérités certaines sur l’évolution du pays. Attention, article polémique... A vos commentaires !

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Article original (15 février 2014)
Traduction : Isabelle Laumonier

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19/04/2013

18A, réforme de la justice et scandale « dinero K »

 

Nouveau cacerolazo géant prévu ce soir sur la place de Mai, en réponse à la réforme de la justice préparée par le gouvernement Kirchner… Le reportage de Lanata (« La ruta del dinero K », diffusé dimanche dernier sur un scandale financier lié à des proches de CFK, a jeté un peu plus d’huile sur le feu.

justicia.jpgContrairement aux manifestions massives du 8N, la marche prévue ce soir se réunira non seulement à l’appel de membres de la société civile, mais également à l’appel des principaux partis et syndicats d’opposition. Mauricio Macri, Elisa Carrio, Hugo Moyano ont demandé à tous leurs partisans de se mobiliser ce soir.

Principal sujet de contestation : la réforme de la justice. Le gouvernement Kirchner présente la réforme comme une lutte contre la corruption et le népotisme… et de fait, le système judiciaire argentin est loin d’être un exemple de transparence, de décisions impartiales, en un mot un exemple de justice. Une réforme est donc nécessaire.

Mais pour les opposants, le projet du gouvernement est une atteinte à la séparation des pouvoirs. Il ne viserait qu’à favoriser les kirchnéristes au sein de la magistrature. En effet, le point le plus contesté est l’élection par le vote populaire des membres du Conseil de la magistrature. 

Hasard de calendrier ou coïncidence heureuse pour les opposants, le très célèbre journaliste d’investigation Jorge Lanata a rendu publique ce Jorge Lanata Periodismo para todos.jpgdimanche une enquête sur un personnage très proche des Kirchner, Lazaro Baez, qui aurait fait sortir du pays via la société financière La Rosadita, plusieurs millions de dollars. A une époque où l’AFIP renforce de manière extrême ses contrôles, voilà qui bien sûr n’a pas manqué de scandaliser tous les critiques du gouvernement, et au-delà, les partisans K soucieux de transparence politique.

Les citoyens mécontents en Argentine ne cessent plus de se faire entendre… Il faut dire que la plupart des voyants économiques du pays sont au rouge : les devises connaissent une flambée sans pareil au marché noir, les libertés semblent de plus en plus atteintes (+20% sur tous les billets d’avion pour partir à l’étranger), les investissements étrangers sont en recul constant...

Mais le gouvernement essaie de maintenir le cap (et d’éviter la dévaluation), avant les prochaines élections d’octobre pour les gouverneurs de province.

09/11/2012

8N, les Argentins dans la rue

Si le nombre n’était pas au rendez-vous – on parlait d’un million, le chiffre n’a sûrement pas été atteint -, ils ont quand même fait du bruit. Casseroles, sifflets, vuvuzelas, cris et chants étaient de la partie ce soir sur la 9 de Julio. Les différents mouvements anti-Kirchner s’étaient donné rendez-vous en ce 8 novembre à l’Obélisque, lieu stratégique et emblématique de Buenos Aires.

 

8n,anti-k,corruption,clientélisme,réélection,constitution,kirchner,manifestationsDans le métro qui conduit vers le « centro », on pouvait déjà repérer les manifestants qui avaient en grande partie respecté un code vestimentaire simple : tous en blanc. Le blanc, image de la pureté, de la vérité et de la paix… Autant de termes qui allaient être sous-jacents dans cette manifestation monstre. Un peu avant 20 h, les environs de l’Obélisque étaient déjà bondés : l’avenue Corrientes, l’avenue Rivadavia et la 9 de Julio coupées à la circulation.

Dans cette foule compacte brandissant des drapeaux argentins, on pouvait voir des gens de tous âges et de toutes classes sociales. Le « pourquoi » de leur présence est resté lui très diffus ; très peu de slogans scandés, si ce n’est : « Argentina, Argentina ! », pas de discours… Le mouvement est avant tout citoyen. Sur les pancartes croisées ici et là, on lit 100 messages variés : contre la corruption, contre l’inflation, contre l’insécurité, contre le clientélisme, contre la vénézuélisation du pays, contre une 2e réélection et le changement de la constitution, pour l’indépendance de la justice, pour le retour des investisseurs étrangers, pour une meilleure répartition des richesses…

Il règne une ambiance très bon enfant, les gens s’amusent et rient, tandis qu’ils marchent en direction de la Casa Rosada ; des centaines de porteños tiennent à bout de bras un drapeau géant qui glisse peu à peu jusqu’à la Plaza de Mayo. Certains ont comme seule pancarte « aca estoy » (je suis là).

Si la manifestation n’a sans doute pas eu l’ampleur attendue, elle a montré une nouvelle fois que le gouvernement Kirchner est très loin de faire l’unanimité. Ce mouvement citoyen prouve que la démocratie argentine est bien vivace ; néanmoins, il ne constitue en rien une opposition solide et structurée, du fait de la multitude de revendications présentes lors de ce rassemblement.

 

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Photos : Isabelle Laumonier