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14/11/2015

Paris, 13 novembre 2015 : les Lumières s'éteignent

Encore. La haine, la folie, la furie barbare ont frappé dans les rues de Paris. Paris, ville-lumière. Doux mois de novembre, où l’on se réunit sur les terrasses pour boire des verres, être ensemble, être heureux ; où l’on retrouve ses amis pour aller s’éclater à un concert après une semaine de travail routinier. Et puis, clap de fin. La haine aveugle, la haine odieuse qui arrache tout sur son passage. Qui arrache la Raison, qui arrache la confiance, qui arrache les êtres aimés. Mais ils ne triompheront pas : nous dirons toujours non à la haine, non à l'intolérance, oui à la paix. 

Salam en calligraphie arabe Paix.jpg

 


Non, ils ne planteront pas ainsi la guerre civile. Encore une fois, il faut se lever tous ensemble, pleurer et honorer les victimes et l’innocence bafouée, faire face, et dire « non, nous n’avons pas peur. Ce qui nous désespère, c’est votre vision du monde. »… mais il faudra aussi, encore, nous remettre en question.

Nos civilisations occidentales pèchent par excès d’orgueil ; les solidarités se délitent. Des guerres si proches de nous laissent des milliers et milliers d’innocents abandonnés de tous. La beauté s’évanouit. L’espoir disparaît. Des bombes tombent du ciel. Le radicalisme s’organise, l’horreur se planifie. Des fous de Dieu au service de pouvoirs politiques visant des conquêtes territoriales (qui est derrière l’ISIS ?), des guerres civiles en pagaille. Immondes croisades contemporaines.

Pour le pétrole, les dirigeants occidentaux ont joué avec le feu depuis déjà des décennies, soutenant X, rejetant Y, puis finalement attaquant X. Aujourd’hui, une partie du pétrole arabe est aux mains de l’Etat Islamique. Des flots de dollars pour des armes à volonté, pour former des armées de combattants (criminels, dit Jean-Pierre Filiu très justement) embrigadés et avides de sang.

Il va falloir trouver vite des réponses. Instaurer de nouveaux dialogues. Lutter contre le fanatisme avec des solutions coordonnées. Et tout ça, sans oublier qui nous sommes « Liberté, égalité, fraternité ». Parce que nous voulons tous continuer de profiter de Paris, quand le mois de novembre est doux…

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