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28/09/2015

Le Brésil et les Etats-Unis sont perçus comme les pays ayant le plus d’influence sur l’Argentine

A l'approche des élections présidentielles, qui auront lieu dans moins d'un mois, nous traduisons ici une synthèse publiée par Observatorio Electoral. Cette étude apporte un éclairage intéressant sur la question des influences étrangères sur l'Argentine, telles que les perçoit le grand public.

 

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Les résultats de l’enquête nationale menée par l’Observatoire Electoral* en juillet 2015, montrent qu’en Argentine les pays perçus comme ayant le plus d’influence sur l’évolution du pays sont le Brésil et les Etats-Unis, le premier étant cité par 23,7% des interrogés et le second 23,3%.

Etats-Unis et Brésil.jpg

 


 

Ces deux pays sont suivis du Vénézuéla, identifié comme pays le plus influent sur l’Argentine par 15,5% des interrogés, et ensuite par la Chine, citée par 13,6% des sondés.

 

À ce quartet, s’ajoute –plus loin- l’Espagne (1,9%), l’Italie (1,7%) et la Grande-Bretagne (1,3%). 3,2% des interrogés ont mentionné d’autres pays, et il faut également souligner que 15,7% des 1200 personnes consultées n’ont pas su que répondre à la question posée.

 

L’influence extérieure est une donnée intangible, difficile à établir. Mais la « perception de l’influence » nous sert – entre autres- à étudier les représentations de la société argentine sur la façon dont le monde fonctionne apparemment. Dans ce cas, un résultat intéressant sort de l’analyse des données de l’enquête : les perceptions sont différentes entre les électeurs de Scioli et ceux de Macri.

Daniel Scioli candidat présidentielles argentine.jpg

 

En croisant les données sur la perception de l’influence externe avec celles des intentions de vote, il ressort que pour 35,2% des électeurs de Scioli, le pays le plus influent est les Etats-Unis, suivi par le Brésil (29,6%) et la Chine (14,7%). Plus loin, on retrouve la Grande-Bretagne (2,9%), l’Espagne (0,7%) et le Vénézuéla (0,4%). 4,9% des interrogés citent d’autres pays et 11,5% disent ne pas savoir.

 

Mauricio Macri candidat présidentielles Argentine.jpg

 

Pour les électeurs de Macri, les réponses obtenues sont très différentes. Pour 27,9%, le pays le plus influent sur l’Argentine est le Brésil ; pour 25,2%, le Venezuela, suivi par les Etats-Unis (18,7%) et la Chine (13,8%). On retrouve ensuite l’Italie (2,4%), la Grande-Bretagne (1,6%) et l’Espagne (1,4%).

 

1,4% des sondés citent d’autres pays, et 7,6% n’ont pas d’avis.

 

Traduction de la synthèse de l'OE: Isabelle Laumonier

 

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[Note du traducteur]

Ces résultats sont particulièrement intéressants en ce qu’ils témoignent de l’importance de la « propagande » politique en Argentine. D’un côté, on voit très clairement surgir le spectre anti-capitaliste/ anti-libéral (pour les électeurs de Scioli) ; de l’autre se dresse la figure honnie du populisme autoritaire représenté par le régime de Maduro (Vénézuéla).

 

Seul le Brésil représente une constante, ce qui à n’en pas douter correspond à une réalité. La santé économique et politique du grand voisin, partenaire au sein du Mercosur, a forcément un impact sur l’Argentine.

 

Enfin, notons la place croissante de la Chine, reconnue par les 2 camps, comme une influence manifeste sur le pays. Les événements des derniers mois avec l’intensification des relations Chine-Argentine semblent plaider dans le sens d’une influence majeure.

 

Toutefois, comme le souligne l’Observatoire électoral, il s’agit de toujours mettre la perception à l’épreuve des faits !

 

 

*réseau de spécialistes proposant des services de consulting liés à la politique et à l’investigation sociale en Amérique Latine. Directeur : Julio Burdman

 

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