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10/01/2013

Et un peu de propagange kirchnériste pour commencer 2013...

Bien sûr, l'occasion était en or...

Une nouvelle année qui commence avec le retour de la "fiancée" tant attendue, voilà qui pèse lourd côté symbole. La fiancée, c'est la liberté. La frégate Liberté.

Après trois mois d'imbroglio judiciaire avec le Ghana et d'opposition farouche aux fonds vautours, l'Argentine a fini par obtenir la restitution de son navire-école, qui avait été "saisi" dans le port de Tema.

Hier, l'arrivée du bateau à Mar del Plata ne pouvait que donner lieu à une grande célébration, et ce d'autant plus qu'en ce début janvier, la côte argentine est bondée à craquer. L'heure est aux vacances d'été, à la détente, et à la fête.

 

 

Selon les chiffres officiels, près de 200 000 personnes étaient réunies pour voir la Liberté toucher la terre argentine. Cristina, plus capitaine que jamais, a rappelé dans son discours l'absolue souveraineté de l'Etat argentin.

Cristina Capitana.jpg

Sans aucun doute, voilà un beau coup de publicité... qui permet un instant de faire oublier les nombreux enjeux qui attendent le pays pour 2013.

 

27/10/2012

La liberté dans les serres des vautours...

Insolite, exotique, ou juste tristement actuelle ? Cette nouvelle a fait la Une de tous les journaux argentins cette semaine. Un hedge fund proche du milliardaire Paul Singer a fait main basse sur la frégate Libertad, l’un des joyaux de la marine argentine… dans le port de Tema au Ghana ! Un point sur cette histoire rocambolesque.

Frégate Libertad entière.jpg

La frégate Libertad : un vrai butin

C’est un fameux 3 mâts…, comme dit la rengaine. Le Libertad est un vaisseau-école appartenant à la marine argentine. Achevé en 1963, il a accueilli au total plus de 11 000 marins qui se sont formés à son bord. Ce bateau à voile croise les eaux du globe tout au long de l’année et participe régulièrement à des régates de prestige.

Carte Afrique focus Ghana.jpgQue s’est-il donc passé à Tema ?

Le port de Tema est situé à l’est d’Accra, la capitale du Ghana. Début octobre, alors que la frégate Libertad y avait accosté, un juge ghanéen a accédé à la demande du fonds NML, basé aux îles Caïman, d’interdire à la frégate de repartir et d’en prendre possession. Durant 3 semaines, la totalité de l’équipage, soit plus de 330 marins, sont restés à son bord, jusqu’à ce que 280 d’entre eux soient finalement rapatriés par vol Air France, ce jeudi 25 octobre, à Buenos Aires. Le commandant et 40 hommes sont toujours sur le navire.

 

Mic-mac financier et liberté sacrifiée

Frégate Libertad.jpgLe fonds NML souhaite s’accaparer le navire au nom des dettes que lui doit l’Etat argentin. En effet, ce hedge fund avait acheté en 2000, 370 millions de dollars de bons du trésor argentin ; une somme que l’Etat n’a jamais remboursé après le désastre financier 2001, qui s’était traduit par un défaut de paiement.

Depuis l’immobilisation  de la frégate militaire dans le port de Tema, Cristina Kirchner s’en est très violemment prise à ce « fonds vautours ». De fait, de nombreux actifs argentins sont régulièrement la cible de gros créditeurs, qui cherchent à tout prix à récupérer leur mise, perdue en 2001.

Le magazine Forbes raconte qu’en 2007, Elliott Capital (dont NML est une filiale) avait tenté de mener une action judiciaire contre l’avion présidentiel argentin qui devait effectuer des opérations de maintenance aux Etats-Unis. En 2009, c’est le stand de l’Argentine au salon du Livre de Francfort ainsi que des œuvres d’art, qui ont failli être saisies.

Fonds vautours.jpg

Eternelle et terrible question de la dette… quand des fonds privés finissent par étrangler des Etats. On touche ici à ce qu’a de plus dévastateur la finance internationale. Paradis fiscaux, fonds rapaces… A qui profite le système ? En attendant, la Liberté est à l’ancre, victime sacrificielle placée sur l’autel du dieu Argent.